Jeunesse se fâche amène la lutte contre les discriminations racistes à Nos Futurs

Jeunesse se fâche a intégré la programmation du Festival Nos Futures à Rennes le 27 et 28 mars dernier.. Conférence et happening du tapis rouge contre les discriminations racistes au travail, soit deux occasions de mettre au centre les discriminations que subissent les jeunesses en 2026

Tout commence avec un tote bag....

En juillet 2025, Fabrice et Lucile rencontrent Jade Bechtel lors d’une formation animée par Aequitez pour animer des Parlements Libres des Jeunes. Jade Bechtel, chargée de mission chez Nos Futurs est présente, et son tote bag « Nos Futurs » tape tellement dans l’œil de Lucile que Jade n’a pas d’autre choix que d’inviter le collectif IL FAUT BIEN QUE JEUNESSE SE FÂCHE à intervenir lors de l’édition 2026. En réalité, cette histoire n’est pas si loin de la vérité, car Jade comptait de toute façon proposer au collectif d’intégrer la programmation du festival... tote bag ou pas tote bag !


Devant un public rennais attentif et réactif, quatre membres du collectif — Mouna, Daniel, Memouna et Dounia — ont présenté le collectif ainsi que les sujets qu’il défend : les discriminations racistes et la précarité des jeunes.

Memouna a raconté comment son investissement dans le collectif concrétisait son engagement politique : « Un endroit où l’on trouve des solutions, où l’on s’entraide, où l’on se renforce mutuellement. » Daniel a présenté le programme du prochain Freedom Summer, tandis que Mouna a expliciter la démarche de l'édition du carnet Contre le racisme, gardons les yeux ouverts.

Les questions du public se sont beaucoup tournées vers les discriminations racistes, et le collectif a rappelé l’importance de porter plainte, malgré la difficulté que cela représente : « Est-ce que les gens arrivent à reconnaître une discrimination aujourd’hui ? Il faut éclairer ce que c’est. ». « Le plus important, c’est que les personnes portent plainte. Il faut inciter les victimes à en parler. Ce ne sont pas des cas isolés, c’est un délit. Il faut en parler, il faut le signaler. » D'autres questions portaient sur les méthodes d’interpellation du collectif ou sur l’intersectionnalité des discriminations vécues par les jeunes du collectif.


Dérouler le tapis rouge contre les discriminations racistes a également été l’occasion de faire réagir les festivalier·es impliqué·es sur les questions de discrimination à l’embauche et de renoncement. Des témoignages ont été partagés sur des propos discriminatoires en entreprise… Ce ne sont pas des anecdotes. Pour Mouna, « à chaque fois qu’on organise cet happening et qu’on recueille des témoignages, on montre ce qui se passe dans de nombreuses vies. »

Des rencontres, formelles ou informelles mais toujours marquantes, ont également jalonné ces deux jours, permettant de croiser d’autres sujets et d’autres luttes : la question du corps des filles avec la sociologue Corinne Détrez, le droit à la paix des jeunesses ukrainiennes avec Ganna, étudiante à Lviv, ou encore la question de l’engagement des jeunes dans les syndicats avec Lumir Lapray.


Merci Jade 😊 !