On parle racisme au festival Nos Futurs de Rennes

Le collectif Il faut bien que jeunesse se fâche a intégré la programmation du Festival Nos Futurs à Rennes le 27 et 28 mars dernier. Présentation du collectif et happening du tapis rouge contre les discriminations racistes au travail, soit deux occasions de mettre au centre les discriminations racistes que subissent les jeunes en France.


Devant un public rennais attentif et réactif, quatre membres du collectif — Mouna, Daniel, Memouna et Dounia — ont présenté le collectif ainsi que les sujets qu’il défend : la lutte contre les discriminations racistes et contre la précarité des jeunes.

Memouna a raconté comment son investissement dans le collectif concrétisait son engagement politique : « Un endroit où l’on trouve des solutions, où l’on s’entraide, où l’on se renforce mutuellement ». Daniel a présenté le programme du prochain Freedom Summer, tandis que Mouna a explicité la démarche de l'édition du carnet Contre le racisme, gardons les yeux ouverts.

Les questions du public se sont beaucoup tournées vers les discriminations racistes, et le collectif a rappelé l’importance de porter plainte, malgré la difficulté que cela représente : « Est-ce que les gens arrivent à reconnaître une discrimination aujourd’hui ? Il faut éclairer ce que c’est. ». « Le plus important, c’est que les personnes portent plainte. Il faut inciter les victimes à en parler. Ce ne sont pas des cas isolés, c’est un délit. Il faut en parler, il faut le signaler. » D'autres questions portaient sur les méthodes d’interpellation du collectif ou sur l’intersectionnalité des discriminations vécues par les jeunes du collectif.


Dérouler le tapis rouge contre les discriminations racistes a également été l’occasion de faire réagir les festivalier·es impliqué·es sur les questions de discrimination à l’embauche et plus largement les discriminations dans l'emploi. Des témoignages ont été partagés sur des propos discriminatoires en entreprise… Ce ne sont pas des anecdotes. Pour Mouna, « à chaque fois qu’on organise cet happening et qu’on recueille des témoignages, on montre ce qui se passe dans de nombreuses vies. »

Des rencontres, formelles ou informelles mais toujours marquantes, ont également jalonné ces deux jours, permettant de croiser d’autres sujets et d’autres luttes : la question du corps des filles avec la sociologue Corinne Détrez, le droit à la paix des jeunesses ukrainiennes avec Ganna, étudiante à Lviv, ou encore la question de l’engagement des jeunes dans les syndicats avec Lumir Lapray.


Merci Jade 😊 !


Photo : Maël Guibre