Les cartes des balades alimentaires
Les cartes des balades alimentaires des secteurs 1, 4, 5 & 6
Les verbatims
A Grenoble,
Il existe des lieux pour tout le monde pour manger et acheter de quoi cuisiner.
Il y a des épiceries et coopératives associatives, des marchés de plein vent, des super-marchés, des commerces de proximité, des traiteurs, des restaurants, et même des commerces informels dans des familles marocaines ou congolaises qui cuisinent pour pas cher, et des jardins partagé ou adopté ou suspendus : « Au début, les jardins étaient au sol, mais c'était trop pollué avec l'ancienne voie ferrée, alors ils ont mis des bacs »
A Grenoble,
Il y a des lieux pour tout le monde... mais pas forcément les mêmes lieux pour toutes et tous... Il y a ceux qui ont le choix, et ceux qui doivent déployer des trésors d'imagination
pour pouvoir manger,
ou pour manger comme on le souhaite, ou s'en approcher...
ll y a ceux qui doivent « se lever tôt ou venir à la fermeture du supermarché, car ils font les cageots de légumes à 1€ », ceux qui disent « je ne mange qu'une fois par jour,... une patate dans du pain avec de la mayo par exemple » et ceux qui disent « je trouve parfois des légumes pas beaux, pas chers, par exemple des navets énormes à 50 ct / kg ».
Pour tous ceux là, il y a des brigades de solidarités, des lieux de distribution alimentaire, des bénévoles qui se démènent avec gentillesse, qui font ce qu'ils peuvent, avec ce qu'ils ont...« Le lait se fait rare, c'est notre fortune ! On arrive à en donner 1 litre, pour les grandes familles, pas plus »
Il y a aussi des lieux où on peut « venir pour lire le journal... et boire un café à 1 €. Vraiment bon, torréfaction brulerie des Alpes ! » et des restaurants pour personnes âgées « où pour 5€, on a un seul menu, les tripes que les cantines ne veulent pas, on adore ! En plus, c'est climatisé et on peut jouer au scrabble avant le repas ».
Et puis, il y a des dizaines de controverses... qui sont autant de chemins et de pistes à explorer ensemble pour aller vers une alimentation choisie et de qualité !
Il y a ceux pour qui « Le vrac me rappelle quand j'étais petite ! » et ceux qui disent, devant les distributeurs de vrac alimentaire « Ah, mais ils n'ont qu'un seul ou deux modèles pour chaque produit !»
Il y a ceux qui disent « Dans ce kebab, je n'y mettrais pas les pieds » et ceux qui disent « Moi, j'y vais des fois, ça me dépanne bien ! »
Ceux qui disent devant une épicerie de quartier « ça sent la friture, je n'y mettrais pas les pieds » et ceux qui se régalent « d'un beignet africain tout chaud tout bon ! »
Ceux qui habitent des quartiers où ils trouvent de tout, dans leur budget et à proximité de chez eux et ceux qui « sont en colère, car depuis que le Lidl à brûler, on n'a plus de commerce dans le quartier »
Ceux pour qui le supermarché, c'est la panacée, ceux qui se sont perdus dedans quand ils étaient petits et en sont restés marqués et ceux pour qui ils représentent addiction à la consommation et perdition !
Enfin, ceux qui ponctuent une discussion par un propos qui semble définitif :
« T'as pas beaucoup de temps / T'as pas beaucoup de sous / Tu fais l'impasse sur la qualité ! »
… à moins qu'on soit capable collectivement de faire mieux que le chacun pour soi, en fonction de son budget ou de son lieu d'habitation !
* En gras, des verbatims entendus lors des balades alimentaires...
Les controverses
Retrouvez ici toutes les controverses qui ont émergées lors des balades alimentaires et lors de la journée du 27 juin 2025
Les dessins sont d'Alice Meybeck